Les ressources psychiques sont une sorte de réservoir dans lequel nous pouvons puiser. Pourtant elles restent souvent enfouies sous une couche épaisse et il faut d’abord les exhumer. Si j’accède à cette réserve ou sont rassemblées toutes mes forces, je pourrai m’épanouir et faire couler en moi assez d’énergie pour alimenter mes actes et mes pensées. Nous avons en effet, tous en nous ce noyau plein d’énergie et de promesses. Cependant il faut faire silence pour être capable de briser la gangue qui l’entoure. La vie s’épanouira en nous et portera ses fruits à cette seule condition.
Le manque de confiance en soi.
Si on a peu d’estime pour soi, on voit les autres comme une menace. Je connais des êtres qui ont construit pierre par pierre cette confiance qui leur permet de paraître suffisamment surs d’eux et qui ont réussi à ne pas se remettre en question a la moindre petite attaque. Malheureusement, ils se trouvent parfois face à des individus qui leur dérobent toute cette belle énergie, qui semblent connaître leur talon d’Achille et qui profitent de leur vulnérabilité. Ils ne comprennent pas pourquoi ils se sentent si faibles en présence de telles personnalités. A la Source de la force intérieure Pourtant, si l’on se penche sur leur histoire, on s’aperçoit bien vite qui leur a manqué la confiance primordiale par la mère. Ils vont donc se heurter, au cours de leur vie, aux personnes qui attaquent leur force intérieure à sa source, comme si elles en connaissaient l’accès. Il faut cesser d’attacher tant d’importance a ce que veulent les autres et plutôt chercher a savoir ce qui est juste pour soi. Je prendrais contact avec mes propres ressources intérieures. Il est inutile de contourner les tensions, il faut mieux les régler, en parler franchement et chercher des solutions, sinon elles réapparaissent un jour ou l’autre. On se sent tellement mieux une fois les points de désaccord disparus, l’énergie peut a nouveau circuler librement et l’élan revient. Suivre sa volonté, c’est également se faire du bien, après quoi notre engagement pour les autres nous rendra encore plus vivant. La connaissance de soi est toujours douloureuse, mais elle libère. Elle nous oblige à reconnaître nos besoins et à parvenir a la source inépuisable qui jaillit de nous.
Il ne faut pas ce laisser culpabiliser par des personnes qui veulent le pouvoir. Dans leur ardent désir d’harmonie, certains reprochent aux autres de ne pas partager leur avis. Ils les culpabilisent et ne remarquent même pas qu’ils veulent imposer leur volonté et exercer un pouvoir. Il est important de nous souvenir des situations où nous nous sommes sentis bien et de les revivre.
Nous avons ainsi accès a tout notre potentiel et a toute l’énergie que nous possédons au fond de nous mêmes. Au lieu d’évoquer nos problèmes, de pointer nos faiblesses et de ressasser nos souffrances, ils nous encouragent a mettre en avant nos capacités et nos facilites. Ils nous poussent à prendre conscience de nos potentialités, car nous possédons tous des points forts. Nous ne les connaissons malheureusement pas toujours, parce que nous nous concentrons sur nos faiblesses.
Je ne peux me libérer de la puissance destructive de certaines expériences vécues que si je suis capable de les évoquer a nouveau. C’est comme si je balayais les feuilles mortes accumulées sur le sol de mon âme. Il est certes important de ne pas refouler le négatif et de se rappeler les expériences douloureuses, mais nous devons aussi repenser aux bons moments de notre vie, car C’est la sans aucun doute, une voie de guérison. Le souvenir d’un instant de bonheur et d’harmonie, d’une randonnée, d’une rencontre ou d’un succès peut nous aider à affronter les difficultés de la vie. Nous devrions également ne pas oublier comment nous sommes sortis de certaines crises. Cela nous prouvera que nous sommes capables de résoudre maints problèmes, et nous permet de traverser les turbulences de la vie, car elle représente un appui solide dans notre existence. Nous savons tous que nous travaillons mieux lorsque le plaisir et la joie sont de la partie. Naturellement, nous ne pouvons pas être joyeux sur commande, mais nous pouvons revivre les moments de joie et puiser a cette source créatrice et vivifiante : Par la joie, nous ressentons la plénitude de l’existence, nous retrouvons vitalité et énergie, nous éprouvons a nouveau notre corps et notre lien aux autres, nous nous relions a notre moi en nous oubliant, nous retrouvons espoir. Nous découvrons qu’il y a dans toute vie humaine, si difficile soit-elle, des oasis de bonheur qui, par la force du souvenir, génèrent a nouveau de la joie.
Les sources de l’Esprit
Nous pouvons parfois faire l’expérience non seulement d’aimer une personne, mais d’être nous mêmes tout amour. Dans ces moments la, nous ressentons l’amour comme une force, comme une source, qui jaillit en nous sans jamais tarir. Nous n’avons pas besoin de nous forcer à aimer, l’amour est la tout simplement, il confère un autre goût à toutes nos actions. Nous n’éprouvons aucunes difficultés à être avec les autres. En effet l’amour qui ruisselle en nous, nous ouvre a celui que nous donnent les autres. Si quelqu’un éprouve des difficultés à aller vers les autres, chaque rencontre lui pèsera. Si en revanche, on aime les autres, on se sentira bien avec eux et on puisera même de la force dans ces contacts.
Il faut tout simplement croire en cette source d’amour que nous possédons en nous, Nous n’aurons alors rien de spécial a faire pour nous sentir bien avec les autres. Nous n’auront qu’à laisser couler notre affection et nous recevrons beaucoup en retour. Ce sera comme un va-et-vient.
La joie :
Elle se trouve en nous, il nous suffit d’y croire et de la faire remonter a la conscience, car bien souvent nous en sommes coupes. L’obscurité est tombée sur elle et la recouvre. Mais si nous savons être a l’écoute, nous l’entendrons bruire en data de notre tristesse et de notre colère. Nous boirons de son eau et nous nous réjouirons de tout ce qui nous arrive, de notre vie, de nos amis et de notre travail. Cette forme de joie vient du coeur et inonde tous nos actes. Nous réussissons alors bien mieux tout ce que nous entreprenons.
La paix
Les personnes en paix avec elles-mêmes accompliront leur tache avec calme et en prenant du recul. Au contraire, lorsque nous sommes mal, nos dissensions intérieures se reflètent obligatoirement dans nos actes. Toute activité nous coûte beaucoup d’effort, car nos blocages et nos résistances nous empêchent d’agir et sont cause de notre épuisement. Quand on est en accord avec soi-même, on peux s’adonner a son travail. Au contraire, si nous refoulons des désirs, si nous n’avons pas fait la paix avec nous mêmes, nous sommes dans l’empêchement de vivre et de travailler. De plus nous gaspillons une énergie folle. Nous devons aussi faire notre part et accepter le cadeau de paix en nous réconciliant avec nous mêmes, en faisant la paix avec notre part d’ombre, {si désagréable soit-elle. Conclure la paix signifie en fait : dialoguer, négocier. Nous devons nous adresser directement aux pensées et aux sentiments qui nous assaillent. Nous devons les affronter et leur demander ce qu’ils ont à nous dire. Ensuite, nous pourrons les prendre en compte. Tout ce qui surgit en nous a sa raison d’être et il ne faut pas l’étouffer. Ce que nous faisons taire violemment continue à nous miner et se transforme en blocage. En fin de compte tout cela nous coûte beaucoup d’énergie. La paix, au contraire nous ouvrira à une autre dimension de notre âme et nous conduira à un surcroît de vie.
Finalement, notre part d’ombre ne nous coupera plus de notre source intérieure, au contraire elle nous indiquera le chemin. Notre âme a besoin d’espace pour réfléchir et méditer, sinon nous tournons en rond et agitons toujours les mêmes pensées. Seul un horizon élargi nous laisse entrevoir la nouveauté et cette ouverture est libératrice.
La question est maintenant de savoir comment arriver à cette grandeur d’âme, comment on peut l’utiliser comme une source de force intérieure. Le chemin passe par la connaissance de soi, c’est-à-dire par un face-à-face avec nous mêmes en toute sincérité. Il ne s’agit pas non plus de scruter et de disséquer son coeur sans aucune bienveillance. Connaissance de soi rime avec douceur ; elle doit nous faire porter un regard plein de compréhension sur notre propre réalité, nous permettre d’abandonner l’illusion de la perfection, pour que grandisse lentement en nous cette genevois d’âme envers les autres et envers nous mêmes. Peu a peu nous deviendrons plus patients avec notre entourage.
La bonté
L’homme doux affronte avec vaillance les conflits de l’existence et s’est ouvert a la vie et a plus de bonté et d’indulgence. Il ne perd ni ses contours ni sa fermeté, la douceur n’est pas la mollesse. Elle est une force qui lui permet de maîtriser les aléas de la vie, de créer du positif autour de lui et même de résister aux forces négatives. Celui qui pose sur les autres un regard empreint de bonté et de douceur ne se laisse pas bloquer par leurs défauts. Il mise sur ce qui est bien et y croit, même si la déception le guette souvent.
La confiance
Pourquoi se battre contre une négativité souvent imaginaire, au lieu de s’abandonner au cours de la vie. Je peux affirmer, car l’expérience le prouve, que ceux qui croient devoir tout contrôler, finissent par perdre la maîtrise des événements. Peut-être croient-ils même dominer leurs sentiments ; pourtant, ils perdent souvent la face au moment ou il ne fallait pas. Au contraire, puiser à la source de la confiance, permet d’économiser une grande énergie. Il faut intérieurement dire oui à la vie et être reconnaissant d’avoir une famille et des amis, sans se préoccuper sans cesse de la sincérité ou de l’insincérité des autres. Que l’on ne s’y trompe pas: celui qui pense que la douceur s’oppose a la force, qu’elle est synonyme de faiblesse ou de peur, fait fausse route. Au contraire l’homme affable ne s’emporte pas à toute occasion et contre tous ceux qui ne partagent pas son avis. Il ne réagit pas avec susceptibilité quand il se sent attaque.
En revanche, il peut accepter la critique sans se sentir obligatoirement vise. C’est une personne, qui vit en paix avec les autres, parce qu’elle est en paix avec elle-même, Elle a mis de l’ordre à l’intérieur d’elle-même ; tout cohabite dans l’harmonie, tout va ensemble. Elle ne perd plus d’énergie dans les conflits. En revanche, elle peut poursuivre un but avec constance.
La douceur englobe, en effet, le courage, puise dans cette harmonie intérieure, de mener a bien et dans la serenitée toutes les taches que l’on juge bon d’accomplir.
La personne au caractère doux n’imposera rien par la violence. Sa persévérance sera, sur la durée, bien plus efficace que toutes ces actions menées tambour battant. Chaque humain possède son potentiel de capacités et de force. Connaître sa mesure c’est savoir ce dont on est capable. Quelqu’un qui est dans la démesure dépasse ses forces et, finalement, ne vit pas vraiment.
Soyons attentifs a tout ce que notre vie nous a apporte. Une source ne peut stagner, nous ne pouvez pas garder l’eau de la source pour nous seuls. La source reste fraîche quand elle s’écroule, sinon elle perd de sa force. Elle peut certes ruisseler en nous, mais aussi se diriger vers les autres. Rêvez à ce que nous aimerions faire et ne pensons pas tout de suite que nos rêves sont de toute façon irréalisables. Quand nous rêvons il est important de laisser venir les images et les souhaits et de ne pas attendre une réalisation immédiate. Dans un deuxième temps, nous pouvons réfléchir à la manière de concrétiser ces rêves.
Sont-ils réalisables dans notre vie professionnelle actuelle ou bien nous faut-il chercher un autre travail ? Le rêve nous aidera déjà à rassembler de nouvelles forces et nous retrouverons notre motivation. Les images présentés dans le rêve guideront nos actions, elles leur donneront un sens. La joie recouvrée libérera notre énergie et nous redonnera le goût de l’action. Vivre pour soi n’est pas un but en soi. Ce serait stérile et égocentrique. Naturellement, il est important de se sentir bien ; nous ne pouvons pas aller contre notre nature. Et tout engagement pour les autres nécessite aussi que nous nous occupions de nous.
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